Urologie
PRISE EN CHARGE DE LA COLIQUE NÉPHRÉTIQUE “LES CENTRES LITHIASE DE HPM”
Un réseau de prise en charge de l’urgence lithiasique adressée par le médecin traitant est en place dans le cadre de HPM.
Sur le versant Est de la métropole la “Clinique Croisé Laroche”, Ouest la “Polyclinique du Bois”, Nord Est la “Clinique La Victoire”, les moyens humains et techniques (scanner sur site) permettent la prise en charge 7 jours/7 des urgences lithiasiques adressées par le médecin traitant. En effet, le scanner sans injection est devenu l’examen de référence dans le diagnostic des coliques néphrétiques, permettant une prise en charge diagnostic et thérapeutique rapide. L’accès au scanner, directement sur site, est donc un élément important de la prise en charge actuellement proposée aux patients.
L’urétéroscopie souple couplée au laser
Les nouvelles technologies permettent d’explorer par endoscopie les cavités rénales pour traiter les lithiases difficiles d’accès et rebelles en lithotritie. Depuis 2006 l’utilisation du LASER HOLMIUM a complètement modifié les facilités de fragmentation des calculs urétéraux par endoscopie. Courant 2007, l’équipe de la Polyclinique du Bois a fait l’acquisition d’un équipement de pointe pour le traitement de la lithiase rénale. Elle s’est dotée d’un urétéroscope souple maintenant couplé au LASER HOLMIUM.
L’association de la technologie endoscopique souple et du LASER offre au chirurgien la possibilité de « naviguer » dans le rein pour atteindre le calcul sans avoir à recourir à la chirurgie per-cutanée. Le LASER permet alors de fragmenter le calcul, afin de l’évacuer par les voies naturelles. Le principal avantage de ce nouveau mode opératoire est de diminuer la morbidité des traitements, dont les risques de saignement, et de réduire la durée d’hospitalisation. La sortie peut être envisagée à 24-48 heures , contre 7 à 10 jours en chirurgie per-cutanée. Ces avancées technologiques permettent la prise en charge de patients de l’ensemble du département.
L’IRM dynamique
En matière de prolapsus, l’IRM Dynamique a révolutionné le diagnostic et la prise en charge des cas les plus difficiles. Jusqu’à présent , l’imagerie des troubles de la statique pelvienne se limitait au colpo-cystogramme, examen long et contraignant pour la patiente, devenu de se fait peu utilisé. L’apparition de l’IRM dynamique permet maintenant de visualiser avec précision l’ensemble des organes en situation de repos et en mouvement, notamment à l’effort de poussée. Grâce à la nouvelle génération d’appareils, il est désormais possible de réaliser des séquences d’images pour obtenir véritablement “un film” et suivre la mobilisation des organes pelviens.
L’exploration se fait sans anesthésie, sans injection de produit de contraste et sans sondage.
Il s’agit d’une aide au diagnostic très appréciable pour le chirurgien avant la décision thérapeutique dans les prolapsus complexes ou récidivants. C’est également un confort supplémentaire pour la patiente, ainsi dispensée d’autres examens longs et invasifs.
La coelio-chirurgie
Le développement de la coelio-chirurgie constitue un progrès considérable dans le traitement des maladies de l’appareil urinaire. Plusieurs indications sont maintenant validées. La coelio-chirurgie est ainsi devenue le “gold standard” pour le traitement du syndrome de jonction pyélo-urétéral, la cure de prolapsus par promonto-fixation, et certaines indications de néphrectomies. La coelio-chirurgie reste controversée dans le domaine du cancer de la prostate où il faut “savoir raison garder”.
Dans le cancer de la prostate le bénéfice de la coelio-chirurgie est exclusivement lié à la voie d’abord et donc à la cicatrice pariétale, plus petite. La durée de sondage post-opératoire est identique pour les 2 techniques (laparotomie et coelioscopie), et les durées d’hospitalisation sont proches ( 5 à 9 jours) . Par contre avec 10 ans de recul sur la coelioscopie , les études effectuées ne montrent pas d’avantage en terme de continence urinaire ou de trouble de l’ érection . Ces troubles fonctionnels (incontinence et impuissance) sont d’ailleurs parfois majorés en coelio-scopie , dans la phase dite de “la courbe d’apprentissage” (les 50 premiers patients). Parallèlement la chirurgie “conventionnelle” (par laparotomie) connaît actuellement un surcroît d’intérêt avec le développement des techniques de “préservation nerveuse ” de l’érection, avec un bénéfice réel en cas de cancer localisé chez le patient de moins de 65 ans. Par ailleurs le taux de “marge” ( c’est à dire le risque d’être au contact même du tissu prosatique lors de la dissection) semble plus faible en chirurgie par laparotomie. Cette notion de marge chirurgicale est très importante. En cas de cancer localisé et de marges saines le taux de guérison est de 85 à 90% des cas.
La bandelette sous urethrale
Grace aux progrès de la chirurgie et aux nouveaux matériaux textiles l'incontinence d'effort se traite aujourd'hui sans incision, les urologues opèrent sans ouvrir l'abdomen. Une nouvelle technique mise au point en Suède depuis 12 ans permet de traiter l'incontinence d 'effort par voie vaginale. Une bandelette de tissu non résorbable très bien tolérée par l'organisme est mise en place sous l'urèthre pour constituer un véritable hamac s'opposant aux fuites d'urine. Réalisée par voie naturelle sous anesthésie locale ou locorégionale cette intervention est beaucoup plus légère que la chirurgie classique. Elle permet une très courte hospitalisation (un jour en moyenne) et surtout une reprise rapide des activités.
- Clinique La Victoire
- Clinique Croisé Laroche
- Polyclinique du Bois


